Mère de Maurice Carème

Mère,

 

Ainsi, j’étais au fond de toi,

Comme un peu d’eau troublante,

Dans un vase pur.

 

Ainsi tes yeux voyaient pour moi,

Ainsi tes pieds marchaient pour moi,

Ainsi ta chair souffrait pour moi.

 

Ainsi tes pauvres mains

Lasse d’avoir lutté pour moi,

C’est sur moi que tu les croissais.

 

Ainsi ton cœur battait pour moi,

Et c’est avec ton sang

Que tu faisais le mien.

 

Ma mère,

Tu es bénie

Entre toutes les femmes.

 



Article ajouté le 2007-04-27 , consulté 72 fois

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